D’Audencia à Goldman Sachs en IB : le parcours inspirant de Jules Hubsch
De lycéen dissipé à Associate chez Goldman Sachs, Jules Hubsch raconte un parcours façonné par la ténacité, le sport de haut niveau, des objectifs clairs et une obsession pour le travail bien fait
Quel type de lycéen étiez-vous et quelles étaient vos matières de prédilection ?
Je fus un élève perturbateur causant beaucoup de problème l’ensemble de ma scolarité jusqu’à la classe de Première lors de laquelle, séparé de mes acolytes, j’ai décidé de concentrer mes efforts sur le travail au lieu de le consacrer aux bêtises. Dans les faits, j’étais un « bon élève » avec une moyenne oscillant entre 14 / 15 dans un lycée non réputé. Mes matières de prédilection étaient la SES et l’Histoire-Géographie.
Pourquoi avoir choisi de faire une classe préparatoire ?
Mon professeur principal m’a recommandé de faire une classe préparatoire du fait que j’étais un bon élément, j’avais plus personnellement comme objectif d’aller en STAPS.
Pourquoi avoir choisi de suivre un parcours en Investment Banking une fois en école de commerce ?
Ayant toujours été très compétitif du fait de ma pratique du sport a haut niveau, j’ai tout de suite été fasciné par le monde de la finance et l’ensemble des propos qui pouvaient être tenus à son égard : environnement compétitif, longues et intenses heures de travail. De plus, la possibilité de travailler sur des entreprises / secteurs extrêmement variés m’a toujours plu. Bien entendu, ne pas mentionner l’aspect pécunier serait sciemment omettre une de mes autres motivations.
Y a-t-il eu une personne, un événement ou une lecture qui a influencé votre orientation à ce moment-là ?
A ce moment-là (décider dans quel secteur s’orienter en école donc faire ses choix de cours / trouver des stages), personne ne m’a vraiment inspiré. C’est plutôt l’effet mentionné ci-dessus et de voir une partie non négligeable de mes proches se diriger vers ce secteur qui m’ont influencé.
Rares sont les personnes qui arrivent chez Goldman Sachs après Audencia, quelles stratégies avez-vous développé en école pour réussir en Investment Banking ?
Établir un objectif précis à un certain horizon et élaborer un plan précis sur plusieurs mois / années afin d’y arriver (Rome ne s’est pas faite en un jour !). Si votre objectif est de travailler chez X banque en CDI, vous savez qu’il faut faire Y et Z stages afin d’y arriver / faire telle école. Pour ça, beaucoup de travail et de networking. L’information est essentielle dans ce secteur donc il est important de passer du temps à networker.
Comment avez-vous réussi à obtenir un Summer chez Crédit Suisse ? Avez-vous des conseils de préparation pour les Summer en règle générale ?
Il est premièrement nécessaire de souligner que les summers sont une loterie, il faut avoir beaucoup de chance pour en décrocher un car cela relève beaucoup du hasard. J’avais des amis en Parisiennes qui avaient un meilleur CV que moi, qui ont postulé en même temps que moi et qui n’ont jamais eu de réponse. C’est une véritable boîte noire dans la mesure où les CV sont reçus et traités par les RHs pour la phase de screening et ils ont des critères très spécifiques (écoles cibles, stages, DEI). Cela étant dit, il y a quand même certains préparatifs que vous pouvez mettre en place afin de maximiser vos chances d’être sélectionnés tels que (liste non exhaustive) : avoir un CV nickel tant sur la forme que sur le fond (il est facile aujourd’hui de mettre la main sur des exemples en ligne), avoir les meilleurs stages / école / activités extraprofessionnelles possibles, postuler le 1er jour, constituer des faux comptes afin d’avoir les questions / format de l’épreuve à l’avance et former des groupes d’entraide.
Après vos stages, vous avez réussi à devenir Analyst à temps plein chez UBS en M&A, votre Summer vous a-t-il permis d’obtenir cette offre ?
Oui, Crédit Suisse ayant fait faillite nous avons été secondés chez UBS.
Comment s’est passé votre départ d’UBS pour Goldman Sachs ? Aviez-vous postulé à une offre ? Est-on venu vous démarcher ?
J’ai postulé à une offre et contacté des membres de l’équipe simultanément.
Si vous deviez résumer votre expérience chez GS en trois mots :
Marche ou crève.
Quelle est, selon vous, la compétence la plus sous-estimée dans l’IB ?
La ténacité. Peu importe si vous êtes bons ou mauvais au début (mieux vaut être bon cependant), ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui progressent et sont capables d’encaisser les coups.
Y a-t-il un livre, une philosophie ou une personne qui influence particulièrement votre manière de penser ?
Le Christ sans doute, savoir que chacun de nos sacrifices et souffrances ont un sens et peuvent nous permettre de nous élever.
Si vous deviez donner deux conseils à un étudiant souhaitant suivre une trajectoire similaire à la vôtre, ce serait lesquels ?
Ayez des objectifs clairs et précis et élaborer un plan / une méthode pour y arriver. Si vous voulez vraiment faire de la finance, vous en ferez. La question est combien de temps prendrez-vous pour y arriver ?
Quelles erreurs fréquentes observez-vous chez les jeunes ambitieux ?
L’abandon au premier (ou deuxième) échec. Si vous saviez le nombre de messages LinkedIn / email que j’ai envoyé sans réponse depuis le début de mon parcours en école de commerce..
Si vous deviez résumer en trois mots les qualités indispensables pour réussir dans votre domaine, lesquels choisiriez-vous ?
Curiosité, détermination et audace.
Avez-vous une anecdote particulière à partager pour cette dernière question ?
L’un de mes premiers calls de networking était avec un Managing Director d’une grande banque française. J’avais préparé mes questions et ma trame mais j’étais vraiment stressé étant donné sa séniorité et mon manque d’expérience. Au final, le call s’est extrêmement bien passé et j’ai recroisé ce même Managing Director sur l’un de mes dossiers chez Goldman Sachs. N’oubliez jamais que le monde de la finance est très petit et que la première impression compte énormément.