À 22 ans, ce jeune étudiant en avant-dernière année à l’EDHEC Business School suit un parcours représentatif de ceux qui se destinent aux métiers de la finance. Actuellement stagiaire en private equity, il revient sur un cheminement marqué par la curiosité économique, l’ouverture internationale et la recherche d’expérience concrète. Faire de la finance n’est jamais un parcours linéaire : on explore, on teste, et on expérimente.

Un goût précoce pour l’économie et l’analyse

Avant d’intégrer une grande école de commerce, cet étudiant a suivi une classe préparatoire D2, formation alliant mathématiques et économie. Un choix motivé par l’envie de comprendre en profondeur les dynamiques économiques tout en développant une approche analytique rigoureuse.
C’est donc cette base qui lui a permis d’aborder la finance avec une vision à la fois technique et structurée.

Une immersion en Inde : découvrir une autre finance

Durant un stage en Inde, au sein d’une organisation de micro-assurance, le jeune homme découvre une facette moins connue de la finance. Plongé dans un environnement où les ressources sont limitées, il travaille sur des produits destinés aux populations à faibles revenus.
Cette expérience, loin des standards occidentaux révèle les défis d’une finance de terrain, au service de besoins essentiels.
Il précise que « Financer des personnes vivant avec quelques dollars par jour, c’est redéfinir la manière dont on perçoit le risque et la rentabilité ».
Il s’agit alors d’une étape marquante, tant professionnelle que personnelle, qui lui permet de replacer la finance dans une perspective plus humaine. Elle illustre également comment une expérience internationale peut devenir un véritable accélérateur de maturité et d’ouverture culturelle.

Eclairage sur la micro-assurance
La micro-assurance propose des produits simples et à très faibles primes pour protéger les populations vulnérables (maladie, récoltes, décès, micro-entreprises). Elle vise avant tout l’inclusion financière et la réduction de la précarité. Ce secteur lui a permis d’observer une finance plus pragmatique, adaptée aux réalités du terrain.

De l’EDHEC au private equity : entre méthode et persévérance

De retour en France, l’étudiant poursuit son Master en finance à l’EDHEC. Il consolide ses connaissances en analyse financière, valorisation d’entreprise et finance durable.
Conscient de la forte concurrence dans les métiers de l’investissement, il s’appuie autant sur ses compétences techniques que sur sa capacité à tisser des liens.
Il n’hésite pas à contacter des Alumni de l’EDHEC sur LinkedIn pour en apprendre davantage sur divers métiers de Coporate Banking. 

A la fin de son Master 1 en Finance il décroche un stage dans un fonds d’investissement mid-cap, où il découvre le quotidien du capital investissement. Il s’agit d’un choix de plus en plus répandu chez les étudiants, car les fonds mid-cap offrent des équipes à taille humaine et une exposition plus directe aux transactions.

Eclairage sur le private equity mid-cap:
Le mid-cap vise des entreprises d’une valeur généralement comprise entre 50 et 500 millions d’euros. C’est un segment particulièrement formateur. En effet les équipes y sont réduites, l’analyste travaille directement sur les dossiers, et l’investisseur peut réellement influencer la stratégie de l’entreprise (croissance, digitalisation, internationalisation). Ainsi, ce positionnement intermédiaire séduit aujourd’hui une nouvelle génération de jeunes financiers en quête de responsabilités rapides et d’impact concret.

Le quotidien d’un analyste : entre stratégie et rigueur

Au sein de son équipe, le stagiaire contribue à l’analyse d’opportunités d’investissement, à la modélisation financière et à la préparation de comités d’investissement. Il explore ainsi des secteurs variés : technologie, santé, transition énergétique… C’est donc autant de terrains où la stratégie et la rigueur analytique se rejoignent.
« C’est un environnement stimulant. Chaque dossier est différent, chaque entreprise a ses spécificités, et il faut comprendre à la fois les chiffres et la logique du marché », souligne-t-il.

De nouveaux horizons à explorer

Fort de cette première immersion dans le private equity, le jeune financier envisage déjà d’élargir son champ d’expérience. Il se tournerait notamment vers le financement de la transition écologique par le biais des infrastructures, un secteur qu’il souhaite mieux comprendre lors d’un prochain stage. Par conséquent, la finance rejoint des enjeux concrets économiques et de développement durable. Voici alors les deux thématiques qu’il souhaite approfondir.

Un parcours alors construit pas à pas, fait de curiosité, de travail et d’ouverture. Et surtout, un parcours non linéaire, caractéristique des étudiants d’aujourd’hui pour qui la finance n’est plus un chemin tout tracé, mais une succession d’expériences fondatrices. C’est autant d’ingrédients qui traduisent la réalité d’un étudiant en école de commerce cherchant à trouver sa place dans le vaste univers de la finance.